Newsletter 2ème édition

Bienvenue sur la deuxième édition de la newsletter de FindYourWay. Aujourd’hui nous verrons l’exercice de candidature le plus difficile que j’ai eu à faire, une histoire de finances personnelles et de retraite, et un outil basique mais puissant pour garder vos bonnes résolutions du Nouvel An sur plus d’une semaine.

# Convaincre en 10 minutes – la démo TEDx

Comme je l’ai raconté lors de la première édition de la newsletter, j’ai posé récemment ma candidature à la prochaine édition de la conférence TEDx de mon école. C’est certainement un des plus gros engagement que j’ai pris récemment. En envoyant ce mail, je m’engageais alors (si j’étais pris) à m’adresser à plus de 200 personnes, à être sous le feu des projecteurs, à être enregistré et publié. Mais la partie la plus difficile n’était pas tant la peur de prise de parole en public, qui ne me terrifie pas plus que cela, mais la peur que mon message ne parle à personne. 

Ma candidature consistait grossièrement à dire « j’ai envie de participer, j’aimerais bien parler de ça ». Si on se place du point de vue de l’organisateur, qui doit s’assurer que les speakers sont les plus intéressants et inspirants possible, ce n’était largement pas suffisant à le convaincre. Alors j’ai simplement demandé quelles étaient les modalités de candidature, ce qu’il allait bien falloir présenter pour les convaincre. Et la réponse ne m’a pas plu.

Pour qu’ils puissent prendre une décision sur la sélection des quelques speakers (une dizaine sur toute la conférence), je devais réaliser une vidéo de mon discours de moins de dix minutes. Ça n’a rien de surprenant comme exercice. Après tout c’est plus ou moins exactement ce que j’allais faire le jour de la conférence, en un peu plus court. Mais le problème c’est que construire un discours TED est un exercice que je n’ai jamais fait et qui est très particulier. Tout simplement parce que le format TED est très particulier. Il repose sur un message ultra clair et sur beaucoup de storytelling. Plus l’intervention est courte, ne dépassant pas 18 minutes, plus construire un discours clair et en même temps bien narré est difficile.

D’ailleurs, savez-vous pourquoi la limite de durée d’un TED talk est de 18 minutes ?

Cette règle vient d’une conclusion scientifique sur la durée de rétention de l’attention d’une audience. 18 minutes, c’est le maximum de temps durant lequel vous pouvez maintenir l’attention d’une audience. Et c’est la raison du succès des TED, et c’est également ce qui rend l’exercice si difficile. Pour en savoir plus, regarder donc ce post Linkedin.

Et voilà que l’on me demande de réaliser un discours TED, ou à minima bien travaillé sur la structure à défaut du storytelling, de non pas 18 minutes, mais de 10 minutes. Et ce non pas avec quatre mois de préparation comme pour la conférence, mais seulement deux semaines. Sans compter le temps pour filmer et monter le discours en vidéo. 

Inutile de vous dire que l’exercice a demandé plusieurs heures de travail pour arriver avec un premier discours, que j’ai partagé avec des amis pour qu’ils puissent me conseiller. Et le résultat était sans trop d’équivoque : ce n’était pas un TED, et il fallait recommencer l’exercice depuis le début. Il me restait alors plus qu’une semaine pour construire un discours de zéro, me filmer et monter tout ça. Je n’avais pas fixé de sujet, je n’avais pas de matériel pour me filmer, et je n’avais aucune compétence en montage vidéo. Quand je vous dis que c’est la candidature la plus difficile que je n’ai jamais eu à faire, je n’exagère pas.

Mais finalement je m’en suis sorti, j’ai même envoyé ma vidéo en avance. Si vous voulez savoir comment j’ai fait pour construire ce discours en quelques heures, quelques essais, et être convaincu qu’il pourrait au moins inspirer une personne parmi les organisateurs, je vous invite à lire comment Construire un discours TEDx de moins de 10 minutes.

Suivez la prochaine édition de la newsletter pour en savoir plus sur mon sujet et la réponse à la candidature !

# Le mythe de l’indépendance financière

Je regarde souvent mes parents travailler plus de 45 heures par semaine, et je suis désemparé d’incompréhension quand je sais qu’ils n’ont pas vraiment de projet en dehors du boulot et qu’ils attendent tout de même la retraite avec impatience. Tu m’étonnes ! Moi aussi je serais crevé à travailler autant par semaine, et complètement lassé de travailler sur le même sujet tous les jours depuis 20 ans ! 

La façon dont on voit la retraite évolue beaucoup avec les générations, c’est la raison pour laquelle je ne comprends pas mes parents. Pour ma génération la retraite est un sujet épineux, mais à la fois distant. Je crois qu’à un certain moment, on a complètement perdu l’idée de vivre en vue de la retraite et c’est une bonne chose. Il n’y a pas de raison logique à attendre ses 65 ans pour réaliser ce que l’on a vraiment envie d’accomplir dans sa vie. Mais très peu s’occupe de leurs projets personnels avant cet âge là. Pourquoi ?

Deux raisons. L’une, c’est ce que tout le monde fait autour de nous, ce que nos parents ont fait, et ce que l’on nous dit de faire partout depuis les bancs de l’école. Deux, même si l’on sait que l’on peut envisager la vie différemment, et chercher à vivre une vie inspirante à n’importe quel âge, la seconde barrière, l’argent, bloque la majorité de ceux qui cherchent à s’échapper. 

Quand on s’intéresse au sujet du style de vie ou du développement personnel, on rencontre très vite ce sujet important de la finance personnelle. Comment débloquer cette barrière de l’argent pour réaliser ses projets personnels maintenant et non dans 40 ans ?

La meilleure réponse que l’on nous donne, et qui revient en partie dans tous les ouvrages pratiques de développement personnel, est la notion d’indépendance financière. Le principe est de désynchroniser vos revenus de votre temps de travail, si bien que vous pouvez  à terme couvrir vos besoins en passant votre temps à apprendre le surf sur une plage Hawaïenne. Enfin tout dépend votre projet. L’indépendance financière en tant que tel signifie que vos dépenses courantes sont couvertes par des sources de revenus passives. Plus simplement pour lesquelles vous n’êtes pas un salarié. 

C’est un concept très attractif, de vous dire que vous n’avez plus besoin de travailler pour vivre, et que vous pouvez aller siroter des mojitos sur la plage jusqu’à vos 80 ans. Ça paraît complètement irréaliste. Puis si on s’y intéresse un petit peu sérieusement, on se rend compte que ce n’est pas irréaliste. Au final beaucoup de personnes ont cherché cette indépendance financière avant nous, et beaucoup on réussi. On en vient à croire que c’est presque simple, une simple question d’état d’esprit et de motivation.

Mais il y a tout de même un piège (« it’s a trap! »). Être libre financièrement ne vous rendra pas heureux, si c’est votre objectif, ce n’est qu’un outil qui doit vous permettre d’atteindre d’autres objectifs plus grands et inspirants. Et ceux qui cherchent l’indépendance financière l’on bien compris. La première étape avant de s’engager dans une entreprise MLM (multi-level marketing, j’y reviendrais à l’occasion d’un article), qui est une voie classique vers l’indépendance financière, est de définir ses objectifs et rêves qui nous motivent. 

J’ai eu le temps de m’intéresser au concept pendant plusieurs mois et de rechercher pas mal de sources. Je retiens ce premier principe autour de ce concept : l’indépendance financière n’est pas une fin en soi. Tout comme la retraite n’est pas une fin en soi. Vous êtes enfin retraités ? Super ! Vous allez faire quoi de vos journées maintenant ? Beaucoup n’ont pas réfléchis à la question. 

La deuxième chose à retenir est que l’indépendance financière demande un investissement non négligeable. En temps, en énergie et en pensées. Ces deux choses sont la raison pour laquelle peu de personnes vont effectivement atteindre l’indépendance financière : cela demande un investissement qui n’est pas justifié simplement par le fait de ne plus avoir à travailler. Il est nécessaire d’avoir réellement construis un projet futur qui nous inspire pour justifier tout cet investissement.

Alors, avez-vous réellement envie de réaliser cet investissement pour l’indépendance financière ? Pourquoi ?

Pour ma part je considère réellement des projets pour construire une indépendance financière petit à petit, mais je n’en dis pas plus pour le moment ;).

# Créer une habitude et ne pas la perdre au bout de 2 jours

Il y a des jours où l’on a envie de changer quelque chose dans nos vies. On a envie d’avoir plus de temps pour soi, on a envie d’être plus en forme, on a envie de perdre du poids, d’épargner plus d’argent, de passer plus de temps en famille. Le Nouvel An est certainement la plus grande occasion pour prendre ce genre de décision. Mais c’est aussi le pire moment pour le faire, car c’est ce que tout le monde fait. Et si la majorité en tirait quelque chose, ça se saurait. 

Certains font d’ailleurs la résolution de ne pas faire de résolution cette année. Je crois pouvoir dire que le Nouvel An nous fait complètement perdre l’essentiel de la cause : si l’on a envie de changer quelque chose dans nos vies c’est parce que l’on veut avancer dans notre vie et ce n’est pas une mauvaise chose. Il n’y a aucune raison d’attendre une date particulière dans l’année pour commencer.

Maintenant le plus gros problème avec le fait de vouloir changer, c’est que cela requiert un investissement, en temps, en argent ou en énergie et en pensées. Et lorsqu’il s’agit de poursuivre un objectif qui mettra un peu de temps à être achevé, le seul moyen d’y parvenir est de créer une habitude quotidienne, ou presque, qui va nous approcher petit à petit de l’objectif. Faire du sport tous les jours, ou se coucher à 23h au lieu de 2h30, faire dix minutes de langue étrangère, etc. Tout cela demande un peu de motivation pour se lancer et énormément de discipline pour rester.

Quand on parle du succès, les habitudes des personnes qui réussissent sont un classique. La raison est que ces personnes ont en majorité construis leur succès, leurs objectifs sur les habitudes. Ils ont compris toute la différence que pouvais faire un pas en plus chaque jour. Les habitudes sont le meilleur guide pour avancer constamment vers nos projets, réellement.

Voilà un petit outil (vidéo de Thomas Frank, en anglais) pour vous aider à garder le cap dans vos nouvelles habitudes. Le principe est simple, c’est un calendrier. Un calendrier qui consiste uniquement à suivre où vous en êtes dans vos habitudes. L’avantage est que vous pouvez créer des habitudes flexibles, par exemple faire du sport un jour sur deux, et sauter deux jours consécutifs pour faire deux jours consécutifs ensuite, et suivre autant d’habitudes différentes que vous le souhaitez. Le deuxième avantage c’est qu’il est très simple, si vous avez rempli l’action précise de la journée vous mettez un ‘+’, sinon vous mettez un ‘-‘. Si vous avez eu un empêchement hors de votre contrôle et que vous auriez bien voulu faire votre action, vous mettez un ‘x’. 

La plus grosse erreur quand l’on cherche à construire une habitude et à construire son auto-discipline, c’est de ne pas laisser de place à l’erreur. Si bien qu’au premier loupé, on abandonne tout. C’est un peu ce qui arrive avec duolingo par exemple, qui compte le nombre de jours consécutifs de pratique. Une fois que vous êtes arrivé à 342 jours de pratique et que vous oubliez votre téléphone une journée, vous perdez tout, et je vous assure que vous n’avez aucune envie de recommencer.

C’est exactement pour cette raison que ce calendrier flexible est un meilleur outil. Il est indulgent, autant que vous l’êtes avec vous-même. Vous avez une pleine gestion intelligente de votre calendrier en âme et conscience.

La deuxième erreur est de ne pas fixer de date de fin. Quand bien même vous avez un objectif défini (perdre 5 kg, apprendre 100 caractères chinois..), si vous ne fixez pas de date pour réaliser cette habitude, vous perdrez effectivement beaucoup plus rapidement votre discipline. Avec ce calendrier, vous découpez vos habitudes en 15 jours. Peu importe l’habitude dans laquelle vous vous lancez, la fréquence ou l’intensité, vous devez faire l’effort de la tenir 15 jours. Au bout de ces 15 jours, vous pouvez reconsidérer les habitudes en cours, garder celles qui sont pertinentes, modifier celles qui sont trop durs, éliminer celles qui ne vous servent à rien. Voilà la puissance d’une bonne discipline : gérer ses habitudes intelligemment, en rapport avec vos objectifs. 

Vos objectifs changent ? Dans 15 jours maximum vous pourrez éliminer les habitudes qui ne vous servent plus.

Maintenant des études montrent qu’il faut en réalité 21 jours de pratique consécutifs pour effectivement créer une habitude. Si vous vous sentez d’attaque, vous pouvez agrandir votre calendrier et vous engagez pour 21 jours.

# Musique

Il faut vraiment que je trouve un jingle à cette catégorie. Bon peut-être pas un jingle, mais au moins un slogan, sinon c’est triste. À chaque fois que je lis « musique » j’ai la voix de France Gall dans la tête…

Cette semaine je vous propose une musique dans la catégorie Gratitude, une musique pour se sentir satisfait et combler par ce que l’on a sous les yeux (ou dans l’estomac) !

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.