Newsletter 10ème édition

Bienvenue sur la 10ème édition de cette newsletter, et la première sous ce nouveau format !

Aujourd’hui je vous propose un petit moment de culture sur la sobriété numérique.

Disclaimer, je ne suis pas un professionnel.

# Si vous voulez être plus écologique, devenez cons

Le thème environnemental est au centre de toutes les modes aujourd’hui : le recyclage, les produits ménagers en DYI, et bien sûr le Flygskam. On a tous sa petite opinion et surtout sa petite goutte d’eau à rajouter à la controverse. Cependant il y a toujours quelques aspects inconnus du grand public qui rendent cette lutte pour le climat parfois beaucoup moins efficace.

Il paraîtrait qu’un trentenaire passionné de foot, de voitures de sport et adepte des Anges consommerait moins d’énergie qu’un quinquagénaire passionné de musique classique et d’histoire du cinéma qui retrouve ses grands classiques sur Netflix.

Ça paraît gros, mais on pourrait résumer ça en un slogan « le manque de culture pour réduire la consommation ». 

Bien sûr on prend ici de gros raccourcis, et pour vous éviter de prendre le mur en le répétant à vos amis activistes, laissez-moi vous expliquer d’où vient cette conclusion.

Dans le monde des idées pour réduire notre impact environnemental, il y’en a une que peu de monde incarne vraiment et qui pourtant fait une énorme différence : c’est la sobriété numérique. Elle vous dit par exemple de nettoyer vos boîtes mail, d’éteindre votre ordinateur la nuit, de ne pas télécharger des films en 4K pour une soirée. L’idée est que derrière toute action numérique, en particulier relié à l’échange de données, il y a une énorme facture d’électricité que nous ne voyons pas, et aussi que nous ne payons pas personnellement à chaque fois.

Quel est le rapport avec mon footeux et mon historien du cinéma ?

La quantité d’énergie consommée par un échange numérique est évidemment en lien avec la quantité de données échangées, et également du réseau utilisé (donc de la vitesse). Si bien qu’entre télécharger 1000 livres numériques et regarder un film sur Netflix, il vaut mieux opter pour les 1000 livres (3Mo par livre contre 3Go par heure pour une qualité supérieur sur Netflix). 

Donc on peut déjà dire que la télévision ‘consomme’ moins d’énergie, parce que la diffusion se base sur un réseau différent (TV contre streaming). Pour plus de détails je vous invite à lire le rapport du Shift Project.

Ensuite, et c’est sûrement quelque chose que je vais vous apprendre, les recherches sur des moteurs comme Google, Yahoo, Qwant ou autre, consomment énormément d’énergie. C’est lié à la façon dont le Web fonctionne, avec de nombreux intermédiaires, et des stockages dépendant de l’utilisation des données. 

Typiquement, plus vous cherchez quelque chose de commun, comme les résultats de la finale de première ligue d’hier, moins votre recherche va consommer d’énergie car les réponses sont déjà stockées un peu partout sur le réseau. Beaucoup de monde a fait la même recherche que vous dernièrement. Le footeux est donc plus écologique de ce point de vue là.

Maintenant si vous voulez trouver le nom du réalisateur d’un film austro-hongrois des années cinquante, la recherche va demander un gros travail de collecte de données aux serveurs, qu’ils vont devoir ensuite acheminer au bon endroit, avec duplication, en utilisant plusieurs chemins pour assurer la livraison, etc. Et donc la consommation d’une seule recherche Google peut en réalité coûter aussi cher que votre consommation quotidienne de chauffage en hiver ! C’est une grossière estimation, mais ça vous donne tout de même un ordre d’idée.

Tout ça pour dire que lorsque l’on cherche à minimiser notre impact environnemental, l’intuition ne mène pas aux meilleurs décisions.

La prochaine fois que vous considérerez un argument environnemental, réfléchissez bien à ce qui se passe derrière le rideau. Cela évitera par exemple de penser que le télétravail est plus écologique puisqu’il n’y a pas de déplacement en voiture à faire.

# Quickly : Les changements de la newsletter

Vous aurez certainement remarqué que cette édition est beaucoup plus courte que les précédentes. Rassurez-vous, je n’ai pas été frappé par un éclair de flemme !

J’ai simplement suivi les retours que l’on m’a fait, et décidé de revoir le format de cette newsletter. Il sera désormais plus court, n’inclura qu’une histoire sans rapport avec mes projets en cours, et un petit récapitulatif des nouveautés dans cette partie Quickly !

# La citation de la semaine

« Si vous avez l’impression d’être trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique et vous verrez lequel des deux empêche l’autre de dormir. » 

– un Dalaï-lama

À la semaine prochaine dans votre boîte mail,

Benjamin de FindYourWay.

À ne pas rater !
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