Le sommeil pour les hiberneurs

Vous passez la moitié de votre week-end à pioncer, et honnêtement 10 heures de sommeil par nuit ce serait pas du luxe ? Vous n’avez pas envie de dormir, vous devez bosser jusqu’à deux heures du mat’ pour finir cette dissertation ? Vous n’avez pas envie de vous coucher le soir, et encore moins de vous lever le matin ?

Bienvenue dans le monde merveilleux d’Alice au pays des cauchemars, celui où notre sommeil est parfois notre pire ennemi. Et bien plus pour longtemps.

Dans cet article vous découvrirez quelques pépites pour transformer votre sommeil en ce qu’il devrait être : une expérience bénéfique et simple. De quoi être content d’aller dormir, et au top en se réveillant, tout ça par une logique limpide que vous pourrez expérimenter très facilement.

Oubliez ce que vous croyez savoir sur le sommeil, on va repartir de zéro avec quelque chose qui fonctionne à chaque fois : l’expérience.

Mais d’abord, pourquoi on en fait tout un plat ?

Pourquoi le sommeil, c’est la vie ?

Le sommeil c’est vital, duh

Tout comme « le gras c’est la vie » (Karadoc, Kaamelott), le sommeil c’est tout simplement une des activités les plus importantes dans nos vies. Déjà parce qu’on y passe environ un tiers de notre temps sur Terre.

Et puis aussi, si vous ne vous en étiez pas rendu compte encore, le sommeil est vital. Si vous ne mangez pas, vous mourrez. Si vous ne vous hydratez pas, vous mourrez. Si vous ne dormez pas ? Vous mourrez. Et en plus c’est une mort pas très classe.

Vous saviez qu’une méthode de torture consistait à vous empêcher de dormir en faisant tomber une goutte d’eau sur votre front juste pour vous réveiller ?

Bref, le sommeil, c’est vital.

L’impact du sommeil sur notre cerveau

Halte-là ! Je ne suis pas neuro-scientifique et encore moins spécialiste du sommeil. Toujours est-il, le sommeil a un énorme effet sur notre cerveau.

Biologiquement, parce qu’il modifie le flux sanguin dans notre cerveau. C’est ce qui peut expliquer pourquoi une petite sieste au bon moment peut stopper net le début d’un mal de tête, et en plus récupérer de l’énergie, si c’est pas beau la vie !

Et aussi en termes d’efficacité, je n’ai pas de mesure à vous donner, mais par manque de sommeil vos réflexes sont pourris, votre concentration est nulle et même votre humour est dans vos chaussettes. 

L’impact du sommeil sur notre santé

Vous connaissez sûrement une étude scientifique qui vous dit que si vous dormez moins de sept heures, vous augmentez les risques de surpoids ? Ou alors qu’au-delà de neuf heures par nuit vous augmentez les risques d’accident cardio-vasculaires ?

Bon il existe à peu près tous les chiffres possibles pour tous les problèmes (vive les statistiques) donc je ne donnerais pas de règle d’or. En tout cas c’est sûr, le sommeil c’est la santé. Et la vie. Vous m’avez compris.

La règle des huit heures, c’est de la merde

On entend souvent que le temps de sommeil idéal est de 8 heures, ou bien entre 7 heures 30 et 9 heures. On peut même utiliser cet argument pour dire que quelqu’un qui dort plus de neuf heures est un glandeur ! Dommage pour nous les hiberneurs…

En réalité cette règle n’a que peu d’utilité. Ce ne sont que des statistiques. Est-ce que vous prenez des vêtements en taille M parce que c’est la taille moyenne et majoritaire ? Ce serait un peu débile d’essayer de se conformer à la moyenne sur la taille des vêtements. Et bien c’est la même chose pour le sommeil.

Alors on prend la règle des huit heures, on la jette dans la cuvette et on tire la chasse. Maintenant on va pouvoir parler de choses qui vont vraiment vous aider à mieux dormir. 

Je ne suis pas un professionnel du sommeil, mais ces informations que j’ai pu trouver autour de moi je les ai testées. C’est également ce que je vous recommande de faire.

Chacun son timing, chacun ses périodes

Tout d’abord on va se débarrasser de l’idée qu’il existe un temps de sommeil optimal pour tous et en tout temps. 

Si vous n’avez pas dormi depuis deux jours, vous avez certainement besoin de plus de sommeil que quelqu’un qui a fait la sieste toute l’après-midi. De même, certains aiment dormir seulement six heures alors que d’autres ont besoin de dix. Notre sommeil dépend de tellement de choses (activité physique et mentale, environnement, peurs et stress, maladie) que chacun a des besoins différents des autres, et aussi des besoins différents selon son rythme actuel. Maintenant il y a une différence entre besoin et caprice, à vous de faire la part des choses.

En résumé, il n’y a pas une seule durée optimale pour votre sommeil, mais une qui dépend de vous et de votre situation immédiate. 

Maintenant le sommeil c’est une question de santé, d’énergie, mais c’est aussi une question de plaisir. Si vous n’aimez pas passer du temps perdu à dormir, vous voulez le limiter. Votre objectif est de limiter ce temps pour obtenir les meilleurs effets du sommeil et faire un compromis. Voyons un petit principe simple pour vous aider à trouver votre rythme.

Le cycle de sommeil

Le sommeil fonctionne par cycles. A priori je ne vous apprends rien, c’est un terme très courant. Maintenant qu’est-ce que ça veut dire ?

On ne va pas chercher à comprendre le fonctionnement d’un cycle de sommeil, on va simplement s’intéresser à comment s’en servir.

1- Dans l’idéal, vous devriez vous endormir au début d’un cycle, et vous réveiller à la fin d’un autre. Sinon, cela veut dire que vous dormez pendant un cycle partiel. Si vous vous endormez au milieu d’un cycle, vous aurez du mal à vous endormir et ce cycle sera beaucoup moins réparateur. Si vous vous réveillez au milieu d’un cycle, vous subirez le fameux phénomène de « la tête dans le c*l ». Bref, vous n’êtes pas très frais le matin.

2- Vos cycle sont très stables, si bien qu’ils ne bougent que très peu d’un jour à l’autre. D’où le fait que si vous identifiez le début d’un cycle (bâillements, yeux qui tombent, baisse d’énergie..), vous pouvez noter l’heure et vous repérer à partir de ça pour les prochaines nuits.

3- Les cycles durent entre 1h10 et 1h30. Là encore, ce n’est pas de la science précise.

4- Les cycles les plus réparateurs sont avant minuit. Pour cette information-là je ne suis pas convaincu, mais le fait de se synchroniser un minimum avec le soleil a de gros avantages, ne serait-ce que biologiques.

Je vous conseille donc d’expérimenter. Faites attention à l’heure à laquelle vous commencez à bâiller le soir, allez vous coucher, et regardez à quelle heure vous vous levez le matin sans réveil. Faites des moyennes et rendez-vous compte de ce dont vous avez besoin.

L’habitude pour plus de facilité

Un dernier point important à noter : notre corps peut s’habituer à beaucoup de choses.

Il peut s’habituer à la pizza tous les soirs, ou à s’asseoir avec une jambe sous les fesses (c’est trop tard je vous ai vu), ou bien à ne dormir que deux heures par nuit et faire des micro siestes toute la journée. Bien évidemment, ça ne veut pas dire que ce sont de bonnes habitudes.

L’avantage c’est que ça peut vous servir pour vos cycles de sommeil. Plus vous serez régulier(e) sur vos heures de sommeil (en particulier l’heure d’endormissement), plus tout sera naturel et simple pour vous.

Cela réduira votre envie de commencer un n-ième épisode de série, et cela équilibrera votre énergie jusqu’à l’heure du sacro-saint dodo. 

D’expérience, trouver des cycles pour se coucher et se réveiller n’est pas facile, surtout quand ça ne coïncide pas forcément avec notre emploi du temps. Si bien que vous pouvez finir un cycle à 7h50 et devoir être au boulot à 8h, ça ne colle pas très bien

Logiquement vous devriez choisir le cycle d’avant, à 6h20…et pour les amoureux du soleil ce n’est pas facile. Mais en forçant les choses (réveil à une certaine heure), on arrive quand même à décaler notre cycle de sommeil et finalement l’habitude joue en votre faveur.

Derniers conseils

Je vous ai donné quelques outils pour mieux gérer votre sommeil, mais le mot d’ordre reste l’expérimentation. Vous n’en avez rien à faire des cycles de sommeil ? Aucun problème ! Vous vous couchez à des heures différentes tous les jours ? Aucun problème. 

Tous ces outils ne sont que des pistes d’amélioration, si vous pensez que le coût de changer vos habitudes est plus grand que les bénéfices, faites comme vous le sentez. Mais la meilleure chose à faire est quand même d’essayer.

Il m’a fallu trois semaines pour identifier à peu près mon cycle pour m’endormir et me réveiller. Et depuis ils ont certainement changé et je ne les suis plus à la lettre. En revanche, je sais que j’étais beaucoup plus en forme le matin en les suivant. C’est un facteur parmi d’autres, mais au moins je saurais ça lorsque j’en aurais besoin pour un entretien par exemple.

Et puis soyons clairs, aller faire un somme c’est une expérience beaucoup plus confortable que le saut à l’élastique, profitez-en. Moi je retourne sous ma couette.

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